Noville-les-Bois, Chaude ambiance au Château

La journée médiévale organisée par l’asbl fernelmontoise Nova Villa se ponctuait par une prestation de YERAMAD. C’est donc sur nos terres que nous avons eu le grand plaisir de vivre une veillée celtique chaleureuse et festive.


Les organisateurs, Sire Nicolas et sa suite de nobles Dames et fougueux chevaliers n’ont pas lésiné. La cour de la ferme du château fut transformée en un village médiéval fleurant le cochon à la broche et les vapeurs d’hydromel. Dès les matines, le ton était donné et les combats d’épée, jongleurs de feu et artisans de tout bord n’eurent cure de chauffer les nombreux nova villageois qui s’étaient rendus sur les lieux. Et c’est à nous, ménestrels flirtant avec les vieilles pierres et le son du violon, que revenait la tâche de clôturer ces festivités.

Installés dès le vendredi soir car nos hôtes nous avaient déjà prescrit la scène 24h00 avant l’opération, nous avons pu goûter aux décors somptueux et longues tables de ripailles durant notre répétition. Samedi, dès 17h00, heure locale, (3h du mat pour nos fans lecteurs des hauts plateaux du Turkestan), nous installons nos coffres et victuailles. Nous sommes chez nous.


Chauffés par de remarquables saynètes offertes par les compagnies présentes, nous sommes entrés sur scène dans une ambiance des plus conviviales. D’un bout à l’autre et même après, ce fut la fête. Nous avons égrené nos habituelles chansons et rengaines bretonnes en parsemant le tout de quelques nouveautés de notre répertoire. A la mi-concert, nous levons le toast aux gens présents non sans rappeler que le terme « yeramad » évoque le traditionnel souhait « à votre bonne santé » en breton mais orthographié en vieux novillois. S’ensuivent notre série frénétique de danses : gigues, an dro et autres polkas. La troupe s’est alors levée nous gratifiant d’une réjouissante farandole mêlant tous les âges.


Deux heures durant, les vieux murs du château de Fernelmont ont résonné au son de nos instruments et c’est sur le coup de 23 heures que nous avons pris congé non sans terminer sur la fabuleuse histoire du curé de Fernelmont qu’il vous faudra connaître si vous ne nous avez point encore vus, ami lecteur, ou si les vapeurs de cervoise et de vinasse mêlées à la douceur de nos berceuses vous ont fait sombrer dans d’heureux rêves avant la fin de nos réjouissances.