Yeramad fête la Saint Patrick au coeur de la Gaume à Mertzert

Il est quelqu’un que nous devons vous présenter, fidèle lecteur de nos pérégrinations musicales : il s’agit de notre ami « Mouloute ». Philippe de son vrai prénom (ce qui nous en fait deux, mes garçons) n’est pas seulement notre chauffeur. Sa stature et son sourire en coin lui donnent spontanément le statut de « bodyguard ».

 

Il est vrai que face aux foules en délire qui patientent depuis de longues heures derrière les rangées de barrières avant de nous assaillir à notre arrivée pour arracher nos guenilles en guise de souvenir, il nous fallait un rempart. Dure, la vie de star. Surtout qu’à Mertzert, la foule était particulièrement dense et délirante...

Hors donc, et comme à l’accoutume, nous furent accueillis de manière princière. Une salle sympathique, reflétant l’envie du terroir de rassembler les gens de toute génération pour faire la fête. Les ingrédients y étaient et le mélange des breuvages savamment épicés mariant l’habituelle bière locale à l’occasionnelle Guiness irlandaise ont donné les accents nécessaires.

La surprise est arrivée d’outre Halanzy en la personne d’un fort sympathique garçon au prénom subtil et enchanteur : Denis. Sapé comme un Ecossais (puis, au fil de la soirée, saoul comme un Polonais...) l’ami Denis, doté d’un souffle de 3 kg/cm2 au moins, nous a interprété son répertoire à l’aide de son unique cornemuse. Ce n’était pas sans nous rappeler Jibé, notre bourlingueur expatrié à l’Ile d’émeraude. Le moment de bravoure fut sans conteste l’interprétation de « La mer est sans fin » qui n’aura jamais aussi bien porté son nom que ce jour là.

Heureux d’avoir célébré avec nos nouveaux amis gaumais le Saint Patron du pays qui nous influence tant, nous sommes repartis, emmenés par Mouloute dans notre minibus (que par affection pour le Baden Skiffle, nous appellerons « Baisolé ») et, tel le Marchand Petrouchka, nous nous sommes endormis, fatigués mais contents !